Block 46 – Johana Gustawsson

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

Comment tisser une intrigue mêlant passé et présent sur plus de soixante ans d’écart ? C’est ce que réussit avec brio Johana Gustawsson dans ce premier roman, dans la même veine des livres de Camilla Läckberg.

Petite fille de déporté, l’auteure parvient sans voyeurisme aucun  à faire de ce thriller l’occasion  d’un devoir de mémoire opportun. Les scènes éprouvantes de torture dans un camp de concentration s’opposent à la folie d’un tueur sadique actuel.

Une profileuse de renom, Emily, et une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série, Alexis, s’unissent pour cerner l’auteur d’une série de meurtres dont le point commun est un Y tracé sur le corps des victimes.

Une écriture fluide, des chapitres courts qui pallient parfois à quelques longueurs, servent cette histoire documentée et passionnante.