Dans la cave – Minette Walters

Muna, quatorze ans, n’est pas une adolescente comme les autres. Orpheline, élevée dans un couvent, elle en est tirée à l’âge de huit ans par Yetunde Songoli, qui en fait son esclave et son souffre-douleur. Dans la famille Songoli, en apparence très respectable, vit le père Ebuka qui la viole, les deux-fils Abiola et Olubayo qui se défoulent sur elle… Enfermée dans la cave, elle n’en sort que pour accomplir les tâches ménagères. Jusqu’au jour où Abiola, le plus jeune des fils, disparaît au retour de l’école: pour faire face aux questions de la police, Yetunde n’a d’autre choix que d’intégrer Muna à la famille en la faisant passer pour sa propre fille, déficiente mentale… Un jeu d’enfant en apparence pour Yetunde qui pense que Muna ne parle pas anglais, mais uniquement le haoussa. Or, ce que la famille ignore, c’est que Muna est extrêmement intelligente et va savoir les manipuler à sa guise… Elle prépare avec froideur et détermination sa vengeance, montant le couple Songoli l’un contre l’autre…

Cette histoire se passe en huis-clos, et si quelques intervenants extérieurs font leur apparition au fil de l’intrigue, le lecteur assiste à un règlement de compte oppressant. Aucun des personnages de ce livre n’est attachant, ils sont plus horribles les uns que les autres, y compris Muna, et à tour de rôle passeront de bourreau à victime et inversement. L’intelligence dont fait preuve Muna force toutefois l’admiration… Si elle ne croit ni en Dieu, ni en la bonté humaine… Que reste-t-il ? Le Diable peut-être…

« Dans la cave » est ma première lecture de Minette Walters, mais à en croire les avis partagés, ce n’est pas son meilleur roman… Sans être très emballée, j’en garde cependant une assez bonne impression.