Ceux qui doivent périr – Rachel Abbott – Editions Belfond Noir – Avril 2021

Je poursuis mon exploration de l’œuvre prolifique de Rachel Abbott par Ceux qui doivent périr, qui est la suite de La Disparue de Noël, non lu en ce qui me concerne. Pour éviter toute déconvenue, je vous conseille de commencer par le premier tome car je me suis retrouvée quelque peu désorientée devant le nombre de personnages, leurs liens alambiqués et leur passé plutôt complexe: les relations intrafamiliales de l’inspecteur Tom Douglas sont compliquées, j’ai d’ailleurs failli en faire un arbre généalogique par crainte de me perdre, mais malgré tout je suis parvenue à suivre le fil de cette novella dans laquelle une jeune fille (la fille presque adoptive de l’ex-belle soeur de Tom…) est poursuivie par de dangereux meurtriers.

Natasha, treize ans vit dans les souterrains de Manchester, elle a fui sa famille, notamment Emma sa belle-mère qui souhaite l’adopter, et qui la recherche activement. Avec l’aide d’Andy, un adolescent handicapé, elle parvient à survivre loin des adultes qui l’ont trahie. Au hasard de ses sorties faites dans la plus grande discrétion elle apprend que sa tête est mise à prix. Entre une belle-mère qui pourrait lui en vouloir d’avoir enlevé son enfant quelques mois plus tôt, la police qui veut lui faire payer quelques petits larcins, et les membres du gang dans lequel elle a été élevée, Tasha ignore qui souhaite sa mort, mais sait qu’elle doit fuir absolument.

Enlevée à six ans, Tasha a vécu ses jeunes années au sein d’un réseau du crime organisé, le gang Finn MacGuiness, dans lequel elle a été témoin de crimes sordides. Elle est donc susceptible de les dénoncer. Tasha doute, de tout et de tout le monde, trop souvent trahie, par son propre père notamment, elle n’a plus confiance et a été amené à commettre des actes qui la dépassent et qu’elle regrette. Son personnage est attachant mais aurait pu être approfondi. J’ai lu ce livre très rapidement, en comprenant la trame du récit même si je n’avais pas les bases, mais ma lecture terminée je garde en tête mon impression première : ce roman aurait mérité soit d’être développé, soit peut-être d’être intégré, en raison de sa brièveté, au précédent tome. Mais cette lecture loin d’être désagréable m’a fait passé un bon moment, grâce à ses personnages sympathiques. Je remercie les Editions Belfond et NetGalley pour ce partenariat.