Carnets Noirs – Stephen King

Un an d’attente avant de retrouver Bill Hodges et ses acolytes, protagonistes de l’excellent Mr Mercedes. Peu habituée à lire Stephen King version polar, je me surprise à imaginer dés le départ un dénouement fantastique dans le style : l’âme du vieil écrivain qui survit dans ses carnets cachés et jette des sorts aux malheureux voleurs desdits carnets… ou la chasse au trésor dans les friches qui se transforme en cauchemar après l ‘apparition d’un clown malintentionné ! Honte sur moi, nous sommes bel et bien dans du pur polar, noir de noir… Un genre dans lequel excelle Stephen King. Nous l’avions compris inspiré (comprenez angoissé) par la relation entre un écrivain et ses fans dans Misery, le voilà qui renoue avec ce thème au sein de cette stupéfiante histoire . Là où Misery était une pure histoire d’horreur, Carnet Noirs est une réflexion sur le pouvoir de la fiction où de multiples références à la littérature (americaine, anglaise et française) attestent de la profondeur du propos. Quelles influences peuvent avoir les écrits sur les lecteurs ? Conséquences extrêmes dans ce livre puisque Morris, le fan déséquilibré qui ne vit que pour Jimmy Gold, héros aventurier créé par John Rothstein, s’en prend à son auteur et récupère ds carnets non publiés qu’il veut être le seul à lire… Le destin en décidera autrement… Encore étudié 30 ans après sa mort, les carnets non publiés de Rothstein sont retrouvés par Peter, un adolescent passionné de littérature qui s’aperçoit vite que les écrits valent une fortune…

On retrouve avec plaisir le trio Hodges, Jérôme et Holly, tandis que l’inquiétant Brady Hartsfield (Mr Mercedes), tapie au fond de sa cellule semble prêt à refaire des siennes… Nous attendrons impatiemment le troisième volet de la saga : Fin de Ronde.