Dévastée – Gabrièle Macden – Auto-édition, Mai 2020.

Gabrièle Macden est une jeune auteure en auto-édition, Dévastée est son premier livre, je la remercie de me l’avoir confié pour un service de presse.

Nathalie,une jeune femme sans histoire, institutrice de métier, se retrouve séquestrée dans une cave par un homme masqué, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Elle n’est pas seule: trois autre femmes, Maria, Cécile et Laure, sont elles aussi enfermées dans cette prison et lui parlent ponctuellement, puis disparaissent… Un jour, Nathalie parvient à s’enfuir et trouve refuge auprès d’une vieille femme, Michèle, qui prévient la police et l’héberge avec bienveillance le temps de sa reconstruction. Pour quelles raisons Nathalie a t-elle été séquestrée ? Qui peut bien lui en vouloir à ce point ? Pour trouver les réponses à ces questions, Nathalie se plonge dans son passé, et celui -ci s’avère un peu moins lisse qu’il n’y parait…

Amateurs d’histoires sombres, vous serez servis: plonger dans le passé de Nathalie réserve bien des surprises car son enfance est pour le moins chaotique, mais je n’en dis pas plus… Certains passages toutefois sont difficiles, puisque l’on traite de maltraitances et abus sur enfants… L’intrigue est complète en dépit de la taille du récit : au final, la boucle est bouclée! On trouve en moins de 90 pages, les caractéristiques essentielles d’un thriller psychologique : un suspense angoissant, un personnage (féminin) fort, une intrigue pesante et une quête psychologique aboutie, expliquée et réaliste. Le style concis et vif contribue à installer et entretenir la tension tout au long du récit. Si les transitions entre les différentes périodes (passé / présent) sont habiles, il m’a été moins aisé de suivre les points de vue des différents personnages. L’alternance d’opinion nécessite une réflexion et un temps d’adaptation qui perturbe la fluidité du récit. C’est à mon avis le petit bémol de cette nouvelle, mais cela n’a pas impacté ma compréhension générale de l’intrigue. Ne boudez pas votre plaisir : le récit est court, il serait dommage de s’en passer !

Pour un premier livre, les sujets évoqués montrent que Gabrièle Macden a une imagination fertile et torturée, doublée d’une évidente passion pour l’écriture! A suivre…